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vers solitaires

Ceux qui viennent de l'Espace

le 31/03/2008 à 00h03

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(À Georges)

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Il est de ces gens qui semblent ne pas appartenir à ce monde. Ils sont évasifs, vaporeux, mélancoliques et ineffables ; regardent sans cesse le ciel avec la nostalgie des amours perdues et des origines lointaines et antiques.

 

Parfois ils soupirent, sentant leur appartenance à un autre lieu éloigné, des planètes mystérieuses, couvertes de ruines et de poussière vétustes, où le soleil tamisé se fond dans les pierres iridescentes, où les secrets se dispersent par mille dans un murmure.
Et toujours ils rêvassent, souvent chantonnent, récitent des poèmes, racontent des histoires tristes et créent des liens avec ceux d'ici tout en gardant la tête ailleurs, espérant mieux percer à jour leur nouveau monde dans lequel un hasard les a placés, espérant un jour retrouver le leur sans jamais pouvoir y arriver.

 

Car ils sont perdus, ces gens, ils continuent de marcher, de se fondre dans cette terre en plongeant leur tête dans les étoiles, rêvant d'amours ouatées au milieu des nuages blancs et gris d'un ciel, qui se morfond, dans les longues soirées d'été.

Par-delà les Nébuleuses

le 07/01/2008 à 18h41
Solitaires nous irons loin
Entre ces deux étoiles sans tain
Nous vaquerons entre les lueurs
Abolissant toute notion d'heure

Nous verrons ainsi les quasars
Explosant en leurs feux étranges
Dans un vide sombre et beau et bizarre
Que malgré tout rien ne dérange

Ensuite absorbé par le noir
Le monde débarrassé de sens
S'affranchira de nos mémoires

Vivant ainsi l'inexistence
Bien au-delà les grandes brumeuses
Par-delà chaque vieille nébuleuse


(Un monde dépourvu de barrières
D'où je pourrai sentir les vies
Suinter rarement des cœurs tièdes
Où fond l'opalescent oubli)

Dans peu de temps, la fin.

le 08/12/2007 à 22h50

Des lueurs baignent dans la nuit
Traçant vite leurs chemins sans bruit

Si la fin vient donc à s'entendre

 J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Dans les méandres de mon jardin

Et voir le soleil en déclin


J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Sous le bruit sourd du dernier soir

Assister aux vieux matins noirs


J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Mais il restera tant de choses

À accomplir, denuées de roses

J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Mais je ramasserai tant de maux

Avant de trouver le repos


Pour Folie, déesse sans âge

le 07/12/2007 à 14h32

Pour Sarah.

Par le regard inquisiteur du loup frappée
Elle se demanda de quelles folies pâtissait-il
De quels lieux froids pouvait-il sortir ainsi vil,
Pour que ses yeux aient une telle lueur mordorée ?

Car il est des endroits perdus sous ténèbres
Assez dévastés par les antiques catastrophes
Des hauts cieux où tout paraît encore polymorphe
Où l'on ne distingue point les noirs du mièvre

Mon amie, très chère amie, de tes yeux luisants
Tu verras très bientôt, perdue dans le chagrin,
Les ombres exsangues de folie et de déclin

Tant implacables que le loup s'y casse les dents
Mais tu y verras l'ultime chant des oiseaux
Et j'y viendrai ramasser mes derniers morceaux,

Qui me sont dus
Qui ne sont plus


Under The Moon

le 01/12/2007 à 21h55
Une ambiance perdue au coeur de rien
Sous la résonnance pourpre de la ville
Tout est mort à quatre heures de la nuit
Mais en son sein réside une certaine romance

L'air est si froid et tellement silencieux
Rien d'autre que nous ne peut s'y trouver
Sauf peut-être un vieux chien tout perdu
L'unique spectateur d'une certaine romance

Les instants s'égrènent inéluctablement
Les uns après les autres, ils s'en vont
Jusqu'à leur propre terme, un peu déchirant
Et c'est là la fin d'une certaine romance.

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