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(À Georges)
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Il est de ces gens qui semblent ne pas appartenir à ce monde. Ils sont évasifs, vaporeux, mélancoliques et ineffables ; regardent sans cesse le ciel avec la nostalgie des amours perdues et des origines lointaines et antiques.
Parfois ils soupirent, sentant leur appartenance à un autre lieu éloigné, des planètes mystérieuses, couvertes de ruines et de poussière vétustes, où le soleil tamisé se fond dans les pierres iridescentes, où les secrets se dispersent par mille dans un murmure.
Et toujours ils rêvassent, souvent chantonnent, récitent des poèmes, racontent des histoires tristes et créent des liens avec ceux d'ici tout en gardant la tête ailleurs, espérant mieux percer à jour leur nouveau monde dans lequel un hasard les a placés, espérant un jour retrouver le leur sans jamais pouvoir y arriver.
Car ils sont perdus, ces gens, ils continuent de marcher, de se fondre dans cette terre en plongeant leur tête dans les étoiles, rêvant d'amours ouatées au milieu des nuages blancs et gris d'un ciel, qui se morfond, dans les longues soirées d'été.





