upermuk// too empty

In heaven...

le 28/10/2007 à 22h46



THE LADY IN THE RADIATOR SONG// IN HEAVEN, EVERYTHING IS FINE



Il est quand même fort David Lynch hein. Il me fait douter : je ne sais plus si c'est lui qui a fait une reprise des Pixies ou si ce sont eux qui l'ont réinterprété.

How many ways ?

le 21/10/2007 à 18h00


Casual stares//

CHOISIS LA VOIE LA PLUS SINUEUSE,

ELLE TE RENDRA FOU MAIS ECLAIRE.


L'air était très frais et humide, une brume poisseuse qui pâlissait le décore lointain.
Un des effets du brouillard nocturne est de transformer la moindre source lumineuse en auréole de saint : une sorte d'aura jaune clair brillante dans le bleu orangeâtre du ciel de la rue enveloppant chaque lampadaire au sodium de la rue.

Et donc Cassandre se déplaça depuis son habitation jusqu'au lieu de rendez vous stipulé par son école, fortement en avance, la nuit, histoire de bien observer le lever de soleil et les passants depuis son poste avancé : le dossier du banc.
Peu à peu ses camarades arrivaient : le bonjour, la bise (rituels de reconnaissance). Malgré d'intenses efforts, notre protagoniste ne parvenait pas à prendre goût aux sujets désuets (du moins à ses yeux) desdits camarades. C'est donc en introduisant de temps à autre un commentaire déplacé sans aucun rapport avec le sujet dans la conversation que Cassandre attendit son unique amie à proprement parler, une espèce de gothique aux visions pessimistes qui, écoutant The Cure dans le noir prédisait l'avenir dans les mains, et qui prévoyait de bientôt changer pour aller vers un look plus hippie, mais en noir. Bref, un petit paradoxe ambulant.

Après moulte parole écoutée à moitié par une oreille distraite, arriva enfin Elisabeth, la gothique de service, amie de Cassandre, la bizarroïde de service. Comme en même temps qu'Elisabeth était survenue l'heure de pénétrer dans l'autocar, elles mirent leurs bagages dans les cales aux dimensions restreintes et grimpèrent dans le véhicule pour s'asseoir dans des sièges aux dimensions encore plus restreintes —leur inconfort frisant le ridicule. Durant le voyage, elles parlèrent de relativité générale et restreinte, de physique quantique, de théorie des cordes et de voyage dans le temps.



Ah-Ha moment fatidique,
le suspense est dense,
l'attente plutôt apathique,
et les petites étoiles dansent !

N'importe quoi !

Kussjes.

Before it was

le 20/10/2007 à 22h50
INCIPIT

Maintenant Cassandre ne se souvenait plus de la grosse femme, ni de la jeune fille, ni des ascenseurs rouges, ni des couloirs chics, pas plus que des nuages opalescents.

Elle se leva pour se rasseoir sur son lit, dans ces moments où, fatigué et à moitié inconscient, l'on s'arrête et ne pense à rien, avec un tournis très léger. Au bout d'un certain temps, le réflexe matinal d'aller se brosser les quenottes l'emporte sur l'inertie, et voyons en cela l'un des principes physiques de Cassandre : l'intensité et la brutalité de la reprise d'activité notoire est proportionnelle au temps d'attente consacré à l'inertie.Elle n'avait donc pas attendu très longtemps; quand c'était le cas, elle se levait d'un coup et commençait de choisir ses vêtements pour la journée, trifouillant frénétiquement dans l'armoire. Cette loi plus ou moins physique de sa psychologie s'applique à tous les niveaux de conscience et ce même aux moments les plus inattendus, il est donc important que nous gardions cela à l'esprit.

Donc Cassandre se brossait les dents.

Et quand elle atteignit les molaires, elle émergea peu à peu de son état d'inattention et se rappela des événements survenus précédemment dans son existence, comme le voyage scolaire qui devait débuter ce jour même. En se souvenant de cela, elle fit la liaison avec le réveil qui avait sonné trop tôt : il n'était que quatre heures du matin.
Après s'être aspergé la le visage d'eau froide, Cassandre se souvint qu'elle n'appréciait que très moyennement la compagnie de ses petits camarades de classe. Non pas qu'ils fussent tous stupides (même si ceux qui l'étaient étaient aussi loin d'être des cas isolés), mais aucun ne semblait mériter que l'on lui prête attention. Elle n'y voyait aucun intérêt, sauf peut-être passer son temps autrement qu'en solitaire accomplie. Mais elle ne les détestait pas non plus, peut-être même les appréciait-elle quelque peu, à force d'être exposée à leur présence. Mais leur existence toute vaine ne faisait que refléter la sienne : une vacuité écrasante. Jamais elle ne put démontrer cette thèse pourtant elle y croyait dur comme fer : la thèse fleurait l'ingrate vérité.

À quatre heures du matin le petit appartement dans lequel elle vivait avec sa mère était encore mort. Nulle trace non plus du frangin, qui passait sa vie en des lieux inconnus et ne revenait que sporadiquement pendant quelques jours pour ne rien faire d'autre qu'acte de présence et éventuellement subtiliser quelques éléments du frigo. Autant dire que, pour Cassandre, son frère était un mystère insolvable, autant dire qu'il n'existait tout bonnement pas.

Les valises étaient déjà prêtes pour le voyage scolaire de deux semaines dans un bled inconnu paumé au coeur de rien. Qu'allaient-ils bien pouvoir fabriquer là-bas, elle n'en avait pas non plus la moindre idée, cette question étant presque plus épaisse que le voile qui occultait l'étrange réalité de son frère.



Eh bien voilà que Cassandre apparait, malgré elle.

Kussjes.

Talking about elegant universes

le 20/10/2007 à 01h32
L'UNIVERS ELEGANT // CE QUE EINSTEIN NE SAVAIT PAS ENCORE — LA THEORIE DES CORDES — BIENVENUE DANS LA 11E DIMENSION
Voilà la série de trois documentaires de Brian Greene, l'auteur de "La magie du cosmos". Le titre de la série est moins ridicule que celui du livre y'a pas à dire.

Alors tu vois ça parle de la théorie des cordes, là i' vont t'expliquer super bien ce que c'est, histoire d'être un heureux de la vie une fois que t'auras tout capiche. Mais si tu veux vraiment comprendre ce que chaque truc fait précisément, tout ça; eh bien il te faudra te taper la tartine pantagruélique de 800 pages qui t'explique encore mieux (mais sans maths).
En attendant enjoy !

Bon y'a un petit problème avec l'affichage des vidéos, parce que non seulement ça s'affiche pas mais en plus ça fout la page du blog en l'air, alors je vais te donner le lien. Les trois films se suivent, et ils durent 45 minutes chacun.

Clique ici


Voilà j'espère que tu t'endormiras un peu moins bête ce soir, parce que sinon ça voudrait dire que tu savais déjà tout et ça me foutrait un peu la rage de m'être cassé le cul pour rien !

Kussjes.
DE PRINCIPATU (CASSANDRAE)//
Au sujet du commencement (de Cassandre)

IL N'Y A AUCUN MOYEN DE SAVOIR AVANT,
LA SEULE FAÇON D'ÊTRE REELEMENT FIXE,
C'EST D'ESSAYER, AU RISQUE DE TOUT PERDRE.




Ambiance sombre et molletonneuse et agréablement tiède, où tournent silencieusement les dernières ombres de l'inconscience, les derniers mystères rampants qui se glissent sous les armoires.
Cela dure longtemps, chaud et agréable, l'absurde qui se mêle à se mêler de la réalité, au point de considérer chacune des aiguilles du réveil comme étant respectivement l'ellipse, le centre, et l'orbite.
Quand les trois aiguilles seront alignées sur la demi-heure, que l'ellipse, le centre et l'orbite auront atteint le foyer, ce sera l'heure de s'extraire du sommeil paradoxal chaleureusement aberrant. En attendant, les aberrations intérieures se poursuivent: une femme corpulente en robe de soirée se tient allongée sur le coté dans un luxueux canapé de cuir noir, une coupe de champagne à la main, au beau milieu d'un grand appartement vide et spacieux.

L'appartement en question se situe dans un immense immeuble aux hauteurs célestes telles que le reflet imposant du ciel bleu azur parsemé de d'épais nuages argentés s'étaye dans toute son importance. Mais à l'intérieur de cette tour de verre, les couloirs sont sobres, peuplés d'une ambiance calme et proprette, et au bout de ces longs et larges chemins carrelés de marbre beige aveuglant se trouvent, implantés dans les murs, deux grands ascenseurs bordeaux. La décoration est peu présente mais de très bon goût, donnant l'impression d'être à l'aise dans une énorme maison plaisante au regard: de longs bancs recouverts de cuir blanc à la structure noire de bois laqué, où se reposent en masse divers coussins aux tons pâles et modernes; à coté d'eux se dressent tranquillement de petites tables noires très droites, sur lesquelles des lampes à abat-jour on été placées, dans les mêmes tons que les banquettes. Tout cela est disposé avec ergonomie dans les couloirs, qui résonne d'un climat feutré, beau, et prétentieux.

Devant la femme corpulente d'un soyeux trop prononcé, se tient assise une jeune fille aux cheveux sombres dont les pupilles noires rappelait le regard d'un chat fou. Elle aussi était en robe de soirée, avec des talons aiguille, mais sans coupe de champagne et simplement installée sur un petit tabouret.

Elle disait:

—Vous savez madame, je voulais vous voir à propos de votre fils. Je l'ai aimé. Je voudrais avoir des explications sur sont comportement étrange. J'ai toujours voulu faire sa connaissance vous savez, et lui a toujours refusé, et je crois même que vous et votre mari ignoriez jusqu'à mon existence... Je voulais éclaircir la situation, car tout ceci me blesse, je veux, sauf votre respect, savoir ce que tout ceci veut dire.

La femme répondit:

—Mais pourquoi est ce que vous avez cassé ? Il m'a toujours énormément parlé de vous, je le vois encore dire "ah ! Elle ceci, elle cela !"... Mais il ne m'a pas dit que c'était fini. C'est dommage, j'aurais bien voulu faire votre connaissance en d'autres circonstances, votre air m'es sympathique.

—Il en va de même pour moi, répondit doucement celle dont le regard rappelait celui du chat fou.

Comme il y avait un cendrier sur la table basse, la jeune fille alluma une cigarette.

La femme continua:

—Je regrette ce qui s'est passé avec mon fils, je ne comprends pas... Il est si aimable d'habitude. Mais sachez que ce n'est pas à moi que vous devez venir demander des explications. D'ailleurs je n'aime pas les gens qui fument.

Le doux chat fou s'arrêta lentement dans son mouvement, l'air sceptique.

—Pas plus que je n'aime celles qui portent des talons en L, poursuivit la femme au fauteuil. Tout comme vous, en fait.

Le chat, heurté, inventa une excuse pour partir et pouvoir sortir de cet endroit, s'éloigner de cette grasse femme. Dire que la fille au doux regard félin et rêvasseur avait cherché le nom de la corpulente sur tous les appartements du quatrième étage, pendant des heures, pour rien. Elle rentra finalement dans l'ascenseur rouge, où un type à l'air coquet, vêtu d'un complet beige clair d'un style rappelant les années cinquante, se auscultait avec précision son reflet dans le miroir de la cage d'ascenseur. La fille-chat rentre, et les portes se referment brusquement et la lumière meurt: l'alignement de l'ellipse, du centre et de l'orbite sur le foyer font retentir la désagréable sonnerie du réveil.
La réalité était revenue à elle: elle estompa confusément les derniers relents de rêves statiques et s'imposa résolument en temps que début de journée.



Eh bien voilà, Cassandre n'apparait pas dans son premier chapitre, ou du moins elle ne le sait pas.


Kussjes.

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