LE MONDE N'EST QU'UN TAS DE CENDRES//
Géraldine et Elisabeth, en dessous du lit. Elles rangeaient leurs affaires dans les placards à lattes et d’un brun foncé et laqué. Elles triaient leurs chaussettes en fait, lentement. Curieusement, la scène se déroulait dans un surréel épouvantable avec des palpitations cérébrales dans le crâne de Cassandre, le monde n’existait plus, il mourait, lui et tout ce qu’il contenait il lâchait son tout dernier soupir si calme.
Cassandre aimait beaucoup les fins du monde.
Elle pouvait s’y assoupir et se fondre dans l’univers sans penser à rien.
D’ailleurs elle ne pensait à rien en cet instant. En fait, elle ressentait uniquement. Elle ressentait des vibrations courbes dans son cerveau, des palpitations lentes en son coeur et dans son cou. Elle ressentait aussi l'électricité dégagée par la présence de ses deux camarades au bas du lit : il s’agissait d’un moment flottant et souple et beau.
Cassandre aimait de plus en plus les fins du monde.
Mais arrive ce moment où même les fins du monde ont leur finalité, se dissipant sans avertir...
Cassandre se releva dans son lit sans les mains, donnant un coup de reins subit et regarda d’un air à la fois placide et inquiet les alentours de la chambre au fond de laquelle trônait un lavabo rance d’une couleur de fond de piscine sale. Puis elle descendit du perchoir.
—J’ai dormi combien de temps ?
—Sans doute cinq minutes.
—Ou bien dix.
Elisabeth (regardant au plafond): ‘fait un peu froid ici, et j’ai vérifié, le chauffage ne s’allume pas.
Géraldine: Putain on va cailler...
Elisabeth: Ouais...
Cassandre: Mhh...
Géraldine (enlevant ses chaussures): Puis on doit descendre au salon en pantoufles, oubligé parce que sinon les femmes de chambre elles t’engueulent. On doit manger. Soupe aux carottes.
Soupe aux carottes orange velouté en éruption d’un autre monde...Géraldine et Elisabeth, en dessous du lit. Elles rangeaient leurs affaires dans les placards à lattes et d’un brun foncé et laqué. Elles triaient leurs chaussettes en fait, lentement. Curieusement, la scène se déroulait dans un surréel épouvantable avec des palpitations cérébrales dans le crâne de Cassandre, le monde n’existait plus, il mourait, lui et tout ce qu’il contenait il lâchait son tout dernier soupir si calme.
Cassandre aimait beaucoup les fins du monde.
Elle pouvait s’y assoupir et se fondre dans l’univers sans penser à rien.
D’ailleurs elle ne pensait à rien en cet instant. En fait, elle ressentait uniquement. Elle ressentait des vibrations courbes dans son cerveau, des palpitations lentes en son coeur et dans son cou. Elle ressentait aussi l'électricité dégagée par la présence de ses deux camarades au bas du lit : il s’agissait d’un moment flottant et souple et beau.
Cassandre aimait de plus en plus les fins du monde.
Mais arrive ce moment où même les fins du monde ont leur finalité, se dissipant sans avertir...
Cassandre se releva dans son lit sans les mains, donnant un coup de reins subit et regarda d’un air à la fois placide et inquiet les alentours de la chambre au fond de laquelle trônait un lavabo rance d’une couleur de fond de piscine sale. Puis elle descendit du perchoir.
—J’ai dormi combien de temps ?
—Sans doute cinq minutes.
—Ou bien dix.
Elisabeth (regardant au plafond): ‘fait un peu froid ici, et j’ai vérifié, le chauffage ne s’allume pas.
Géraldine: Putain on va cailler...
Elisabeth: Ouais...
Cassandre: Mhh...
Géraldine (enlevant ses chaussures): Puis on doit descendre au salon en pantoufles, oubligé parce que sinon les femmes de chambre elles t’engueulent. On doit manger. Soupe aux carottes.
Cassandre: C’est dégueulasse.
Les légumes nagent et fondent dans leurs sucs transparents...
Géraldine: Ho moi j’aime bien.
Glougloutent lentement comme un estomac affamé...
Elisabeth: Non Cassandre a raison, c’est dégueulasse.
Tentent de bondir hors de leur échafaud pour venir nous dévorer...
Cassandre: C’est pas la soupe qui est dégueu c’est la soupe des écoles qui est immangeable.
BAM ! (la casserole tombe.)
Elisabeth: Bon descendons.
Elles descendirent l’escalier et Cassandre pensa à un dessin animé dans les montagnes anciennes recouvertes de fôret, où des loups immenses à deux queues hurlaient et parlaient et où un cerf à tête humaine se métamorphosait en spectre la nuit, faisant jouer le vent des grandes hauteurs impénétrables.
Les grands loups des fonds des temps hurlent de désespoir voyant leur forêt éternelle détruite par le feu et le métal
Ils dévorent alors chaque personne qui passe en leur territoire...
Leur pelage blanc devient d’abord rose puis vermeil et puis brun noir
Leurs yeux verts s’ensanglantent comme ceux des lapins de laboratoire
Elles parvinrent à la grande salle qui servait de réfectoire, aux carpettes murales poussièreuses et tâchées. Un professeur, le titulaire, ouvrit un discours bizarre à propos des raisons pour lesquelles la direction avait décidé de projeter ces deux classes dans ce pays lointain mais quand même proche.
Le titulaire: Chers élèves, la direction a décidé de vous expédier ici afin que vous ayez quelques leçons de vie. Comme vous le savez tous, à votre niveau on vous envoie en retraite. Vous apprendrez ici à prendre le temps pour vous retrouver vous-mêmes, et Dieu. Car nous vivons dans un monde qui empêche les gens de retrouver le Seigneur ! Cette retraite permettra de vous retrouver... avec Dieu... et vous mêmes... Dieu... Dieu. Amen.
Lesdits élèves deumeurèrent sceptiques. L’air bourdonnait, un bruit de vaisselle cassée émana de la cuisine.
Ptaing j'ai bien déconné sur ce coup-là huhu !


Commentaires
Par flegrave le 25/02/2008 à 10h57
J'ai vu votre passage sur mon blog
Merci pour votre poésie
Je l'ai trouvée sur internet et j'ai aimé la publier sue mon espace
J'ai parcouru votre blog et je vois que votre talent est immense
Bonne continuation
Fanfan
Par sangdanslabouche le 10/02/2008 à 11h15
en effet tu as bein déconné mais c'est tres beiin écrit quand meme!
(oula ces fautes de frappe, je les enlève pas, elles font tout mon c harmeXD)
j'aime ebaucoup la description de Cassandre et des fins du monde, très beau!
je vais continuer de fureter sur ton blog^^
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