upermuk// too empty

Ceux qui viennent de l'Espace

le 31/03/2008 à 00h03

.
.

.

.

(À Georges)

.

Il est de ces gens qui semblent ne pas appartenir à ce monde. Ils sont évasifs, vaporeux, mélancoliques et ineffables ; regardent sans cesse le ciel avec la nostalgie des amours perdues et des origines lointaines et antiques.

 

Parfois ils soupirent, sentant leur appartenance à un autre lieu éloigné, des planètes mystérieuses, couvertes de ruines et de poussière vétustes, où le soleil tamisé se fond dans les pierres iridescentes, où les secrets se dispersent par mille dans un murmure.
Et toujours ils rêvassent, souvent chantonnent, récitent des poèmes, racontent des histoires tristes et créent des liens avec ceux d'ici tout en gardant la tête ailleurs, espérant mieux percer à jour leur nouveau monde dans lequel un hasard les a placés, espérant un jour retrouver le leur sans jamais pouvoir y arriver.

 

Car ils sont perdus, ces gens, ils continuent de marcher, de se fondre dans cette terre en plongeant leur tête dans les étoiles, rêvant d'amours ouatées au milieu des nuages blancs et gris d'un ciel, qui se morfond, dans les longues soirées d'été.

Nightwalker

le 01/02/2008 à 22h10
LE MONDE N'EST QU'UN TAS DE CENDRES//

Géraldine et Elisabeth, en dessous du lit. Elles rangeaient leurs affaires dans les placards à lattes et d’un brun foncé et laqué. Elles triaient leurs chaussettes en fait, lentement. Curieusement, la scène se déroulait dans un surréel épouvantable avec des palpitations cérébrales dans le crâne de Cassandre, le monde n’existait plus, il mourait, lui et tout ce qu’il contenait il lâchait son tout dernier soupir si calme.

Cassandre aimait beaucoup les fins du monde.
Elle pouvait s’y assoupir et se fondre dans l’univers sans penser à rien.
D’ailleurs elle ne pensait à rien en cet instant. En fait, elle ressentait uniquement. Elle ressentait des vibrations courbes dans son cerveau, des palpitations lentes en son coeur et dans son cou. Elle ressentait aussi l'électricité dégagée par la présence de ses deux camarades au bas du lit : il s’agissait d’un moment flottant et souple et beau.
Cassandre aimait de plus en plus les fins du monde.

Mais arrive ce moment où même les fins du monde ont leur finalité, se dissipant sans avertir...
Cassandre se releva dans son lit sans les mains, donnant un coup de reins subit et regarda d’un air à la fois placide et inquiet les alentours de la chambre au fond de laquelle trônait un lavabo rance d’une couleur de fond de piscine sale. Puis elle descendit du perchoir.

—J’ai dormi combien de temps ?
—Sans doute cinq minutes.
—Ou bien dix.

Elisabeth (regardant au plafond): ‘fait un peu froid ici, et j’ai vérifié, le chauffage ne s’allume pas.
Géraldine: Putain on va cailler...
Elisabeth: Ouais...
Cassandre: Mhh...
Géraldine (enlevant ses chaussures): Puis on doit descendre au salon en pantoufles, oubligé parce que sinon les femmes de chambre elles t’engueulent. On doit manger. Soupe aux carottes.

Soupe aux carottes orange velouté en éruption d’un autre monde...

Cassandre: C’est dégueulasse.

Les légumes nagent et fondent dans leurs sucs transparents...

Géraldine: Ho moi j’aime bien.

Glougloutent lentement comme un estomac affamé...

Elisabeth: Non Cassandre a raison, c’est dégueulasse.

Tentent de bondir hors de leur échafaud pour venir nous dévorer...

Cassandre: C’est pas la soupe qui est dégueu c’est la soupe des écoles qui est immangeable.

BAM ! (la casserole tombe.)

Elisabeth: Bon descendons.

Elles descendirent l’escalier et Cassandre pensa à un dessin animé dans les montagnes anciennes recouvertes de fôret, où des loups immenses à deux queues hurlaient et parlaient et où un cerf à tête humaine se métamorphosait en spectre la nuit, faisant jouer le vent des grandes hauteurs impénétrables.

Les grands loups des fonds des temps hurlent de désespoir voyant leur forêt éternelle détruite par le feu et le métal
Ils dévorent alors chaque personne qui passe en leur territoire...
Leur pelage blanc devient d’abord rose puis vermeil et puis brun noir
Leurs yeux verts s’ensanglantent comme ceux des lapins de laboratoire

Elles parvinrent à la grande salle qui servait de réfectoire, aux carpettes murales poussièreuses et tâchées. Un professeur, le titulaire, ouvrit un discours bizarre à propos des raisons pour lesquelles la direction avait décidé de projeter ces deux classes dans ce pays lointain mais quand même proche.

Le titulaire: Chers élèves, la direction a décidé de vous expédier ici afin que vous ayez quelques leçons de vie. Comme vous le savez tous, à votre niveau on vous envoie en retraite. Vous apprendrez ici à prendre le temps pour vous retrouver vous-mêmes, et Dieu. Car nous vivons dans un monde qui empêche les gens de retrouver le Seigneur ! Cette retraite permettra de vous retrouver... avec Dieu... et vous mêmes... Dieu... Dieu. Amen.

Lesdits élèves deumeurèrent sceptiques. L’air bourdonnait, un bruit de vaisselle cassée émana de la cuisine.



Ptaing j'ai bien déconné sur ce coup-là huhu !

Par-delà les Nébuleuses

le 07/01/2008 à 18h41
Solitaires nous irons loin
Entre ces deux étoiles sans tain
Nous vaquerons entre les lueurs
Abolissant toute notion d'heure

Nous verrons ainsi les quasars
Explosant en leurs feux étranges
Dans un vide sombre et beau et bizarre
Que malgré tout rien ne dérange

Ensuite absorbé par le noir
Le monde débarrassé de sens
S'affranchira de nos mémoires

Vivant ainsi l'inexistence
Bien au-delà les grandes brumeuses
Par-delà chaque vieille nébuleuse


(Un monde dépourvu de barrières
D'où je pourrai sentir les vies
Suinter rarement des cœurs tièdes
Où fond l'opalescent oubli)

Nouvelles un poil réjouissantes

le 16/12/2007 à 13h27
J'en étais sûre !


cash advance

Hahaha ça fait quand même du bien !

Dans peu de temps, la fin.

le 08/12/2007 à 22h50

Des lueurs baignent dans la nuit
Traçant vite leurs chemins sans bruit

Si la fin vient donc à s'entendre

 J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Dans les méandres de mon jardin

Et voir le soleil en déclin


J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Sous le bruit sourd du dernier soir

Assister aux vieux matins noirs


J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Mais il restera tant de choses

À accomplir, denuées de roses

J'aimerais tant pouvoir m'étendre
Mais je ramasserai tant de maux

Avant de trouver le repos


©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation